Les maths du yeti


Le yeti explorateur de mathématiques

Une petite histoire du web.

Naissance du web : vous avez dis www ??

A l'origine du célèbre "World Wide Web" se trouve un homme : Tim Berners-Lee, informaticien du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) . 

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Son objectif : échanger et partager de l'information avec ses collaborateurs. Il faut avoir en tête que le CERN rassemble une large communauté de scientifiques répartie dans 80 pays du monde. À cette époque les principaux centres de recherche mondiaux étaient déjà connectés les uns aux autres.

En Mars 1989 , il propose l'utilisation d'un système nommé "Filet" (MESH) où il propose l'utilisation d'un hypertexte pour la gestion d'information. En voici quelques caractéristiques :

Hypertexte : C'est de là que vient l'idée de "Toile" permettant de naviguer d'un contenu à un autre. Il développe la notion d'ancrage permettant de déclarer un morceau de texte ou une icône comme le départ d'un lien activable avec la souris.

Décentralisé : Il étend aussi les références des liens aux adresses réseau des documents afin de tisser ce « filet » entre des documents archivés sur différentes machines. C’est le dernier tournant : l’hypertexte s’affranchit d’un serveur central, les données et les liens sont décentralisés sur Internet mais les liens ne sont plus forcément maintenus, l’erreur 404 — code d’erreur dans le protocole HTTP — vient de naître.


Il travaille ensuite avec l'ingénieur Robert Cailliau à la conception d'un logiciel "Enquire" pour accéder aux documents en utilisant les liens hypertextes.

Ce premier navigateur ne fonctionne que sur des machines NeXT et il va être remplacé par de nombreux autres dans les cinq années qui suivent.Il bénéficie des outils de programmation avancés de NeXT et offre déjà une interface graphique et des moyens d’édition. Cependant, le portage et la diffusion du navigateur sur d’autres systèmes que NeXT vont imposer des restrictions et les premiers navigateurs largement distribués seront beaucoup plus limités dans leurs fonctionnalités ; la majorité des navigateurs actuels n’ont, par exemple, toujours pas réintégré les fonctionnalités d’édition. En contrepartie, cet effort de portage d’un navigateur sur plusieurs machines et systèmes d’exploitation donnera au Web sa réelle nature d’application transversale, permettant à n’importe quel utilisateur sur n’importe quelle machine ayant un client, d’accéder à n’importe quelle page sur n’importe quelle machine ayant un serveur.


En 1990, pour faire fonctionner le système, Tim Berners-Lee met au point le protocole HTTP (Hyper Text Tranfer Protocol), ainsi que le langage HTML (HyperText Markup Language). Ce protocole est d’abord testé au CERN, sur l’ordinateur NeXT.

Le 6 aout 1991, Tim Berners-Lee donne officiellement vie au World Wide Web via un message public adressé sur Usenet.

Dans ce message, Tim Berners-Lee rappelle les objectifs de son « projet WorldWideWeb (WWW) » qui est de permettre un accès à l’information depuis « n’importe où » ! Il en précise également l’esprit ouvert à tous, libre, et sa volonté d’émancipation du projet à tous types de contenus.

Toujours en 1991, un serveur web est installé hors d'europe à Stanford. C'est le début d'une ère de diffusion de cette technologie.

En 1993, le CERN annonce que la technologie du WEB sera gratuite et libre de droit. Cette annonce va accélérer l'essor du web qui va se répandre dans le monde entier.

En 1994, le World Wide Web Consortium, ou W3C, est créé, Tim Berners-Lee en est le président.  C'est un organisme non lucratif dont voici quelques missions :

  • permettre l'accès au web à tous quelque soit son matériel, son logiciel, son infrastructure réseau, sa langue maternelle, sa culture, sa situation géographique, ses capacités physiques ou mentales
  • émettre des standards du web pour qu'il soit accessible sur tout support et pour garantir sa stabilité.
  • rendre accessible les données du web à tous (Open Data Mondial)
  • la réalisation d’un monde où tous les gens peuvent utiliser le Web pour communiquer, collaborer et innover librement

Le W3C publie régulièrement des recommandations , la première a porté sur le format png et date d'octobre 1996.

Le Web structuré.

Depuis la fin des années 1990, le W3C recommande de séparer le contenu de la forme. Ces recommandations ont pour objectif de faire naître un web sémantique (appelé aussi web 3.0) 

En 1997, la recommandation HTML 3.2 normalise les tableaux, la gestion du flot du texte autour des images, l’insertion d’applets (petites applications Java) dans les pages, les textes en indices et exposants. Il est ainsi possible de spécifier le style dans un fichier CSS séparé du fichier HTML.

En 1999, HTML 4.01 généralise l’insertion d’objets multimédias et de scripts dans une page, étend les tableaux et les formulaires. L'utilisation de feuilles de style CSS est encouragé.

En 2007 un groupe de travail sur HTML 5 est mis en place. C'est le standard actuel, il normalise en particulier les balises <footer> <nav> <figure> ...

Ces balises vont permettre de spécifier le "sens" du code inséré à l'intérieur. Cela facile en particulier le travail d'indexation des robots des moteurs de recherche.

Pour aller plus loin : du web des documents vers le web des données

Le HTML est un langage textuel de documents dits semi-structurés. D'autres langages textuels permettent d'échanger des données complètement structurées, c'est le cas du XML.

Dans ce langage, une balise ou tag est uin élément structurant placé entre < et >

<CATALOG>
  <CD>
    <TITLE>Empire Burlesque</TITLE>
    <ARTIST>Bob Dylan</ARTIST>
    <COUNTRY>USA</COUNTRY>
    <COMPANY>Columbia</COMPANY>
    <PRICE>10.90</PRICE>
    <YEAR>1985</YEAR>
  </CD>
  <CD>
    <TITLE>Hide your heart</TITLE>
    <ARTIST>Bonnie Tyler</ARTIST>
    <COUNTRY>UK</COUNTRY>
    <COMPANY>CBS Records</COMPANY>
    <PRICE>9.90</PRICE>
    <YEAR>1988</YEAR>
  </CD>
</CATALOG>

Après le Web des documents, apparaît le Web des données. Ce format permettra la création de nombreux langages d’échanges, par exemple en chimie (CML, Chemical Markup Language, un langage de marquage chimique), en mathématiques (MathML, Mathematical Markup Language, un langage dérivé du XML développé pour les formules mathématiques), dans les affaires (BPML, Business Process Modelling Language), etc.

Un document XML devra respecter certaines règles pour être bien formé. Par exemple, des balises correctement emboîtées et fermées, pas d’espaces dans les noms de balises ... 

Moyennant ces contraintes, n'importe qui peut définir sa structure, ce qui en fait un format ouvert, non propriétaire et perenne.

Il est possible de combiner plusieurs documents XML pour créer de nouveaux documents.

Le HTML peut être reformulé en XML et donnera un document XHTML.

Le XHTML 2.0 était en cours de développement. Il ne devait pas être compatible en ascendance et en descendance, notamment à cause de l'introduction de XForms et de XFrames.

Finalement le 2 juillet 2009 le W3C a officiellement annoncé l'abandon du développement du XHTML 2 afin de se consacrer entièrement à son nouveau successeur : le HTML5.

 

 

Conclusion : 

Depuis la naissance du Web et son ascension est toujours aussi rapide.

Le web est bati à partir de l'idée de faciliter le partage de la connaissances et des données.

La technologie du web est gratuite et libre et évolutive.

Techniquement le web se base sur : le protocole HTTP (HyperText Transfert Protocol), les URL (Uniform Resource Locator) et le langage de description HTML (HyperText Markup Language) les feuilles de style en cascade (CSS).

Le W3C a su s’imposer comme un acteur central dans la standardisation et la normalisation du Web.

La prochaine évolution se fera du Web structuré vers le Web sémantique.

Sources :